04 gennaio 1843
Cours de M. Quinet. - Exposition du poëme des Niebelungen. – L’héroïne épouse Attila - Elle attire à la cour de son barbare époux les chefs des Bourguignons les Niebelung. - On leur donne un festin magnifique, au dessert ils sont assaillis et tous massacrés, après une longue et héroïque résistance. - Pendant le combat on donne le feu à la salle du festin dans laquelle les Niebelungen se défendaient. - Assaillis par le fer et plus encore par le feu, ces preux guerriers succombaient de soif et de fatigue, lorsque l’un d’eux au moment de périr s’avise de remplir son casque du sang d’un de ses camarades expirants, le sauvage breuvage le ranime et lui rend ses forces. Son exemple est imité de tous ses frères d’armes, et grâce à ce terrible moyen les Niebelungen prolongent longtemps encore une lutte désespérée. M. Quinet fait remarquer l’absence complète du sentiment chrétien dans le premier poëme épique de l’Europe moderne. Cours de M. Philarête-Chasles. - Suite de l’histoire de l’imprimerie. – L’établissement des Manuce à Venise. - Erasme hôte d’Alde Manuce. - M. Chasles prétend que le commerce a une poésie pleine de licences (?). Cours de M. Letrone. - Il explique comment on est arrivé à lire les noms propres écrits avec des signes hiéroglyphiques. - Le docteur Young est le premier à soupçonner que l’écriture hiéroglyphique n’est pas purement idéographique, mais qu’elle contient en outre des signes fonétiques? - Champollion démontre l’exactitude de cette proposition par la comparaison des noms de Ptolomée et de Cléopâtre, contenus dans la fameuse inscription de Rosette écrite en trois langues. - Une autre inscription contenant les noms et surnoms des différents princes de la race des Ptolomées, le met à même de former une espèce d’alphabet fonétique. Difficulté éprouvée à cause du grand nombre de signes, employés pour représenter le même son. Cette multiplicité causée par le désir de conserver la symétrie dans l’écriture. - Champollion découvre que les Egyptiens employaient, pour exprimer un son, des signes, des objets dont la première lettre rendait identiquement le même son dans la langue vulgaire. Ainsi pour exprimer h ils tracent un lion, le e un chien, etc. - On possède maintenant un alphabet hiéroglyphique complet. Incertitude qui règne encore dans l’explication des signes idéographiques. Mme de Boigne. - M. Pasquier et M. Mérimée. - Mot de Mlle Rachel à Walewski: elle veut bien des locataires, mais non des propriétaires.